Vat Phou : Khmer avant les Khmers

Je reviens de mon quatrième voyage au Cambodge et j’ai préparé quelques petits textes sur l’histoire de ce qui a une des plus grande civilisation d’Asie. Ces textes partent d’un lieu que j’ai visité. Ici, en prologue, je reviens aux origines, à la civilisation du Tchen-la dont est issue l’Empire khmer. Le plus important vestige de cette époque se trouve au Laos : le Vat Phou de Champassak.

Je ne suis pas historien, mon récit se base sur mes observations de voyageur et des lectures que j’ai pu faire (voir la bibliographie en fin de texte).

Champassak, 27/12/2016

Première partie – l’histoire

L’histoire de l’Empire Khmer commence en 802 au sommet du Phnom Koulen (au nord de ce lui deviendra Angkor) lorsque le Jayavarman II se fait sacrer Roi. Descendant du Royaume morcelé du Tchen-la qu’il prétend avoir réunifié. Les événements antérieurs à ce sacre sont considérés comme de l’histoire « pré-Khmer ».

Le Tchen-la (ou Chen-la ou Chenla…), histoire pré-khmer

Au VIème siècle, le Tchen-la obtient son indépendance vis-à-vis du Fou-Nan (premiers habitants du delta du Mékong, à cheval entre l’actuel Cambodge et le sud du Vietnam). Les éléments mis en lumières par les archéologues montrent que cette indépendance ne s’est pas faite dans la force mais comme une sorte de transition politique.

Selon les inscriptions découvertes sur des stèles à Tà Prom (site de Angkor), les deux premiers rois à régner sur le Tchen-la seraient Çrustavarman puis Çresthavarman, la Capitale porterait le nom de Çresthapura. Cette localité correspond au Vat Phou et le territoire attenant correspond au Bassac, aujourd’hui Champassak dans le sud du Laos. Il était d’usage que le roi donne son nom à sa capitale.

Lentement, le Tchen-la étend ses frontière, en annexant les régions de Kratie, de Mongkol Borei et de Buriram. A la suite des guerres qui ont permis de bien délimiter les frontières, il s’assure l’amitié du Champa voisin (actuel Vietnam) par l’envoi d’une ambassade.

Laos, berceau de la Langue cambodgienne

Le peu que nous puissions savoir de cette époque lointaine est que le sanskrit était la langue utilisée pour rédiger les documents officiels. L’historien Pierre Dupont émet l’hypothèse que « Le cambodgien serait proprement la langue du Tchen-la, il se serait formé primitivement dans la région de Bassac et l’arrière-pays constitué actuellement par les provinces siamoises. » La langue cambodgienne se serait propagée dans l’actuel Cambodge par les invasions et annexions des territoires au sud de Bassac.

A noter que plusieurs textes nomment les habitants du Tchen-la, les « Kambuja ».

Le Roi Bhavavaraman Ier, fonde une nouvelle capitale, Bhavapura sur le site de l’actuel Sambor Prei Kuk (actuelle province cambodgienne de Kampong Thum). Le Tchen-la s’installe profondément (et durablement) au centre de ce qui est aujourd’hui encore le Cambodge.

En 630, le Tchen-la a complètement absorbé le Fou-nan et sa capitale Angkor Borei (actuelle province de Takeo).

Jayavarman Ier est le dernier roi connu du Tchen-la. La dernière inscription le mentionnant date de 681. Avec lui, prend fin un âge d’or du Tchen-la qui aura duré cent ans. A sa mort, le pays ne va cesser de se morceler.

Désunion

En 716, le Tchen-la du sud, plus développé, s’émancipe du pouvoir central. Le Royaume fait scission entre le « Tchen-la d’Eau » (sud) et le « Tchen-la de Terre » (nord). C’est du moins ce qu’affirment les archives impériales chinoises puisqu’une ambassade du «Tchen-la de Terre » a atteint la Chine en 717.

Très vite, le jeune « Tchen-la d’Eau » est conquis par Java. Mais cette vision paraît assez simpliste. Il serait plus juste de voir que le pays a sombré dans une période de morcellements et d’anarchie due à l’absence d’autorité centrale.

« Il semble en tout cas que les raids des pirates malais, le morcellement du territoire et de l’autorité, la suzeraineté de souverains indonésiens soient bien plus les conséquences que les causes d’une profonde désorganisation interne. » note Pierre Dupont. « Le morcellement du Tchen-la a été bien plus grand qu’on n’avait pensé. La répartition entre « Tchen-la de Terre » et « Tchen-la d’Eau », telle que les annalistes chinois l’on enregistrée, correspond peut-être à la situation du pays en un temps déterminé. (…) le nombre de principautés était plus élevée que jamais. »

Le « Tchen-la de Terre » devait comprendre l’actuel Laos du sud, la région de Kratie au Nord-est du Cambodge et une partie de l’Issan aujourd’hui Thaïlandaise. Sa capitale devait toujours être Bhavapura et Bassac a dû garder un rôle de centre religieux important. Les fouilles archéologiques datent les premiers vestiges du site de Vat Phou au VIIème siècle, ce qui correspond à l’âge d’or du Tchen-la raconté plus haut.

En 802, le Roi Jayavarman II fonde l’Empire Khmer sur les bases d’un «Tchen-la réunifié».

Champassak, 27/12/2016

Jayavarman II fonde l’Empire Khmer

Ce que l’on sait de Jayavarman II n’est que spéculations. En effet, comment retracer l’histoire exacte d’un peuple du IXe siècle sur la base de si peu d’éléments écrits ? Il est admis qu’il venait du Tchen-la, et qu’il a fondé l’Empire Khmer au sommet de la colline de Koulen (Phnom Koulen, une quarantaine de kilomètres au nord de ce qui deviendra au cours des siècles la grande cité d’Angkor).

Ce sacre au sommet du Phnom Koulen, était une cérémonie religieuse à but hautement politique: créer l’institution du Dieu-roi et ainsi libérer l’Empire Khmer de toute servitude à l’égard de Java. Cette cérémonie a fait de Jayavarman II une incarnation partielle de Shiva.

Il n’a pas établi sa capitale sur le Phnom Koulen. Ce lieu avait été choisi de par sa symbolique (une montagne, comme le Mont Méru). Difficile d’accès, la colline ne s’adaptait pas à une fonction de Capitale. Il fonde sa capitale dans ce qui est aujourd’hui Roluos (au sud-est de Angkor, plus proche du grand lac « Tonlé Sap »).

Champassak, 23/02/2005

« Jayavarman II se fait sacrer monarque cakravatin (de droit divin), mais son fief paraît limité au pourtour des Lacs » note Pierre Dupont. Ce n’est que 70 ans plus tard que Indravarman I recrée l’unité de l’ancien Tchen-la-d’Eau. Mais l’autorité sur Bhavapura et le Bassac leur échappe encore.

Deuxième partie

Ma visite de Vat Phou, temple khmer avant les Khmers

C’est en février 2005 que j’ai visité le sud du Laos pour la première fois. Lors de mon premier voyage, une année plus tôt, j’avais été découragé par les trajets très longs, les routes qui n’étaient pas encore bitumées.

Champassak est une des seules villes du Laos (actuel) à se trouver sur la rive droite du Mékong. Il s’agit de la dernière localité importante avant les grandes chutes de Khone sur le cours du fleuve qui empêchent toute circulation fluviale. Ces chutes, d’un important dénivelé, servent de frontière naturelle entre le Laos en amont et le Cambodge en aval.

Un peu par hasard, je suis arrivé à Champassak pendant les festivités de la pleine lune de février. Makabucha est la célébration du premier grand sermon de Bouddha au cours duquel il a enseigné l’art de faire le bien et d’éviter le mal. Le temple de Vat Phou était ce jour-là envahi de pèlerins venus de très loin.

A quelques 8 kilomètres au sud de Champassak se trouve le temple de Vat Phou, littéralement « temple de la montagne » (en langue lao, comme en thaï). Le temple figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2001.

En pénétrant sur le site, on commence par longer un bassin rectangulaire de 600 mètres de long avant d’arriver sur une terrasse pavée. Dans le même axe, la promenade nous fait emprunter une avenue de 280 mètres bordées par des « bornes » en grès en forme de lotus. Dans les champs, les pèlerins se sont installés sur le sol, beaucoup mangent, certains dorment.

Champassak, 27/12/2016

On arrive ensuite sur une esplanade avec deux bâtiments (l’un en grès et l’autre en latérite) dont il ne reste que les façades, mais qui sont relativement bien restaurées. D’élégantes scènes sont gravées dans la pierre. Une autre route pavée continue dans le même axe jusqu’au bas de la montagne. Un escalier (ou ce qu’il reste d’un escalier) abrité sous des frangipaniers en fleurs nous emmène plus haut gravissant la montagne. Les marches se sont tellement bien greffées dans la pente qu’elles ne sont plus régulières et droites. Monter relève de l’escalade (j’exagère un peu, il y a une photo juste en-dessous).

Champassak, 23/02/2005

A mi-hauteur, une statue de Shiva provoque un bouchon piétonnier puisque tous les pèlerins veulent s’agenouiller devant elle. Je m’arrête pour prendre quelques photos mais je manque de recule et je suis vite bousculé, je fais attention de ne pas dégringoler.

Au sommet, un temple qui a perdu son toit déborde d’activité, je m’organise un passage à travers la foule. Plusieurs statues de Bouddha dont le style grossier dénotent du style raffiné des bas-reliefs.

Champassak, 23/02/2005

C’est au sommet de cette longue promenade qui nous a fait gravir le contrefort de la montagne Phu Bassac que se trouve l’élément le plus sacré : une source naturelle. Cette eau qui sort de la roche va traverser les sanctuaires pour aller alimenter le très long bassin que l’on a longé en arrivant.

Je vais passer la journée à observer la foule, à discuter avec quelques pèlerins, à prendre des photos et à me demander ce qui ne va pas dans cette histoire… Célébrer le premier sermon de Bouddha dans ce temple me semble aussi incongru que de célébrer le «Sermon sur la montagne» de Jésus dans une élégante synagogue où l’on aurait placé quelques croix chrétiennes de facture grossière.

Champassak, 27/12/2016

Champassak, 27/12/2016

Troisième partie – archéologie française

Découverte tardive, un temple lao ? Non ! de style khmer.

Les premiers archéologues explorateurs occidentaux n’ont visité le Vat Phou que tardivement. Au XIXe siècle, les français commençaient les restaurations de l’ancienne capitale Angkor au Cambodge et il n’était pas facile de rejoindre Champassak tant cette région du sud Laos était coupées des voies de communications.

Louis de Carné, explorateur français, constate que le monument n’est pas Lao, il écrit en 1872 : « Après deux heures de marche à travers les rizières, nous nous trouvâmes en face d’une pièce d’eau rectangulaire dont le plus grand côté peut avoir 600 mètres environ. Cette régularité indique à coup sûr la main de l’homme ; mais déjà nous connaissions trop nos Laotiens pour leur attribuer la création de ce petit lac, admirablement situé au pied de la montagne qui vient se refléter dans ses eaux tranquilles. »

Il n’était pas évident d’imaginer qu’autrefois l’Empire Khmer ait pu s’étendre en amont des grande chutes de Khone.

Une montagne sacrée

Champassak, 27/12/2016

A propos de la montagne de Bassac (Phu Bassac) qui culmine à 1200 mètres au-dessus de la région, Marielle Santoni, archéologue au CNRS écrit « Le Vat Phu s’étend au pied d’une montagne sacrée dont le point culminant attire l’attention par sa forme, identifiée dans l’antiquité à un linga – d’où le nom sanskrit ancien Lingaparvata (« montagne du linga »). »

Un linga, associé au dieu Shiva, est un signe ayant la forme d’un phallus associé à un yoni, organe féminin qui représente la matrice du monde. Shiva étant le dieu hindou de la création et de la destruction.

On lit sur une inscription chinoise du VIe siècle : « Près de la capitale (du Tchen-la) est une montagne nommée Ling-kia-po-p’o (Lingaparvata) au sommet de laquelle s’élève un temple toujours gardé par mille soldats et consacré à l’esprit nommé P’o-to-li (Bhadre[çvara]) auquel on sacrifie des hommes. Chaque année, le roi va dans ce temple faire lui-même un sacrifice humain pendant la nuit. »

On ne sait pas beaucoup sur ce rite de sacrifice humain, est-ce une légende ?

Champassak, 27/12/2016

Une mise en scène distingue ce temple des autres.

Tout d’abord il ne s’agit pas d’un seul bâtiment ou même d’un groupe de bâtiments dans l’enceinte d’un monastère, mais d’une succession de bâtiments. Toute sa conception a été pensée comme une mise en scène pour que le pèlerin chemine par étapes vers l’élément le plus sacré. Le terme n’existe pas mais puisque l’on parle de « temples-montagne » pour les édifices construits au sommet d’une pyramide (sensées représenter le Mont Méru de la Mythologie hindoue), j’ai envie d’appeler le Vat Phou « temple-chemin ».

Champassak, 23/02/2005

Cham + Bassac = Champassak ?

Les archéologues ont longtemps spéculé autour du nom de « Champassak ». La petite ville s’appelait autrefois simplement « Bassac ». Un raisonnement rapide nous ferait croire qu’il s’agit d’une composition de Cham (le Royaume de Champa, on le verra dans un prochain texte, était le meilleur ennemi de l’Empire Khmer) et de Bassac : les Chams de Bassac !

Francis Garnier, officier en second de la Commission d’exploration du Mékong a mené l’enquête en 1873 : « Naturellement, les habitants ne peuvent donner aucune indication utile sur des monuments qui sont l’œuvre d’une autre race. L’établissement récent des Laos dans cette partie de la vallée du fleuve, leur fait attribuer aux Chams, et non aux Cambodgiens la construction de Wat Phou. La domination des Chams à Bassac doit remonter à la fin du XIIIe siècle. »

Cette idée a été rejetée depuis par de nombreux archéologues, comme l’écrit Etienne Ayomonier en 1901 : « sur le motif que les vestiges archéologiques ne le justifie en rien ».

Une autre idée est que les Chams occupaient Bassac avant la création du Tchen-la. Cela n’a pas été prouvé (ou du moins, je n’ai pas trouvé de texte qui le corroborait).

Champassak est un nom tardif. Il est probable que les habitants de Bassac se soient d’eux-mêmes attribués une généalogie avec les Chams par simple ignorance de leur histoire entremêlée par les guerres et les légendes. Quand au nom « Vat Phou », il signifie en lao « temple de la montagne », c’est ce qu’on appelle un lieu-dit.

Champassak, 23/02/2005

Pré-khmer

« Il est tout à fait probable que la région de Vat Phou fut le lieu d’origine de la première entité khmère « indianisée » dans les terres continentales qui se soit affirmée par son organisation politique, sa puissance militaire et son expansion territoriale. » écrit Michel Lorrillard dans l’introduction de son recueil de textes sur le Vat Phou. Et en effet, tout dans la conception du temple et dans sa présentation relève de l’art khmer. Tout, sauf une stèle datant du VIIe siècle, enterrée dans les remblais de la terrasse principale qui atteste de l’ancienneté du site, comme datant d’avant la fondation de l’Empire khmer (fondé en 802).

Ce n’est que dans la dernière partie du XXe siècle, à l’aide de photographies aériennes, qu’on a repéré les vestiges d’une ancienne ville qui aurait existé entre le Ve siècle et le VIIe siècle, à quelques 5 kilomètres de Vat Phou près du fleuve Mékong. Cette ville aurait été entourée de douves longues de 2,3 kilomètres sur 1,8 kilomètres, ce qui en fait une ville d’une grande importance pour cette époque pré-angkorienne.

L’unité cambodgienne enfin réalisée

Tous les rois d’Angkor, de Jayavarman II (le fondateur en 802) à Hashvarman II (mort en 944)  ignorent la dynastie du Tchen-la-de Terre. Leurs pouvoirs ne s’exercent pas sur le Bassac et Bhavaphura.

« En 944, Rajendravarman II succède à son cousin. Certaines inscriptions laissent croire qu’il tenait ses droits au trône de sa mère (…) Son père était prince de Bhavapura, l’ancien Tchen-la de Terre. L’avénement de Rajendravarman permit de parachever l’unité khmère : les deux héritages, paternel et maternel, seront ainsi unis entre les mains du nouveau roi. » note Madeleine Giteau.

« Rajendravarman II, par un droit de naissance, réunit enfin Bhavapura au reste du Cambodge. Jusqu’alors (944), Bhavapura avait probablement subsisté comme siège d’une dynastie dissidente et d’une tradition autonome qui prétendait continuer celles du premier Tchen-la et du Tchen-la de Terre. » note Pierre Dupont.

Cette unité réalisée, Angkor prend possession du très sacré site de Vat Phou. Une route est construite et le temple est embelli, restauré, de nouveaux bâtiments sont construits. la ville de Bassac prend de l’importance.

Champassak, 23/02/2005

Les bâtiments ainsi que le Baray (la retenue d’eau) que nous pouvons admirer aujourd’hui ont été construits par les Rois Khmers dès le XIe siècle.

Vat Phou n’est devenu un temple bouddhiste que tardivement. Cela explique le style «lao» plutôt grossier des statues récentes de Bouddha qui dénote du style « khmer » plus raffiné (et beaucoup plus ancien) des sculptures hindouistes.

Existe-t-il un lien entre Vat Phou et Angkor ?

Une route très ancienne a été découverte, elle a servi pendant des siècles aux pèlerinages des Khmers de la Capitale Angkor vers le Vat Phou de Bassac, et inversement de chemin menant à la Capitale. Les routes permettent aussi à envoyer des troupes militaires. Tous les chemins mènent à Angkor…

Cette route entre Bassac et Angkor est rythmées de plusieurs édifices religieux et de gites d’étapes. C’est sur cette voie que se dresse le temple-ermitage Prae Vihear, que l’actualité des dernières décennies a mis en lumière alors que la Thaïlande et le Cambodge se disputent l’héritage. C’est de ce temple que je parlerai dans mon prochain texte si vous me faites le plaisir de me lire.

Champassak, 27/12/2016

(photo au-dessus) : Le frangipanier, arbre aussi appelé plumeria en l’honneur du botaniste Charles Plumier est aujourd’hui l’arbre symbole du Laos. On reconnait ses fleurs qui vont du jaune très clair au rose et à leur odeur qui a inspiré un parfum au marquis italien Frangipani au XVIe siècle. En langue lao, cette fleur s’appelle Dok Champa ! Son origine éthymologique remonterait aux Chams (les meilleurs ennemis des Khmers) qui auraient importé cet arbre de Polynésie. Dans les croyances populaires d’Asie du Sud-Est, les frangipaniers seraient des abris pour les esprits et les fantômes.

Champassak, 27/12/2016

Le site de Vat Phu figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2001. Les restaurations, puzzles pour archéologues, sont loin d’être terminées et de nouvelles découvertes sont à espérer.

 Champassak, 27/12/2016


Bibliographie :

  • Marchal, Henri. Le temple de Vat Phou : province de Champassak. Imprimerie Nouvelle d’Extrême-Orient, Saigon, Département des Cultes du Gouvernement Royal du Laos, 1957
  • Lorrillard, Michel. Autour de Vat Phu : de l’exploration à la recherche (1866-1957). Département du site du Patrimoine mondial de Vat Phu-Champassak : Ecole française d’Extrême-Orient, Vientiane, 2012
  • Giteau, Madeleine. Histoire du Cambodge. Paris, Hattier, 1956
  • Giteau, Madeleine. Histoire d’Angkor. Paris, Presses universitaires de France, 1974
  • Santoni, Marielle. La mission archéologique française et le Vat Phu. p.81 de Recherches nouvelles sur le Laos, Ecole française d’Extrême-Orient, Vientiane, 2008
  • Pierre Dupont, La dislocation du Tchen-la et la formation du Cambodge angkorien, Bulletin de l’Ecole française d’Extrême Orient numéro 43, 1943
  • Vickery Michael, Society, Economics, and Politics in pre-Angkor Cambodia, The Center for East Asian Cultural Sutdies for Unesco, 1998

 

Champassak, 23/02/2005

toutes les photos ©fredalix à Vat Phou Champasak, février 2005 et décembre 2016

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3 réflexions sur « Vat Phou : Khmer avant les Khmers »

  1. je ne l’avais pas encore vu… plus de lecture pour moi demain !

  2. Wow… tu nous presentes toute une recherche historique. Bravo. Tu devais etre fort en histoire a l’ecole. Tout est bien explique mais avec de tels noms je ne suis pas certaine si je pourrais les prononcer. Des faits tres interessants. Le sermon de Bouddha. L’enseignement de l’art de faire le bien et d’eviter le mal devrait etre un cours obligatoire dans toutes les ecoles des le plus jeune age. Partout dans le monde. Peut-etre que les cours de morale a l’ecole ressemblent a ca mais je n’ai pas eu la chance de faire ce cours. La photo des escaliers est super mais effectivement cela doit etre un peu difficile de grimper en plus de la foule. Et pour ce qui est du sacrifice humain j’espere bien que c’est une legende. MAIS tu dis que le temple est garde par 1000 soldats ( encore maintenant ?) Finalement le frangipanier; ca me rappelle mon voyage en Asie car nous en avons vu en Thailande et aussi au Camodge. Une bien belle fleur. Encore bravo Fred. Je vais aller lire l’autre texte ( la suite). J’ai finalement reussi a modifier les parametres et je peux voir tes textes dans ma section READER.. :-))

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